Conseils
Prenez le bus ou l’avion jusqu’à Khorat (Nakhon Ratchasima). De là vous pourrez prendre un bus pour Phimai, Buriram et Surin, villes à proximité des temples.
Si vous comptez visiter les sites plus éloignés, louez une voiture avec chauffeur depuis les villes citées. Ce sera nettement plus pratique.
Comptez trois ou quatre jours de visite de la région, plus, si vous êtes des passionnés d’Angkor, comme moi. Il y a des temples moins importants et en moins bon état mais qui méritent une visite à proximité de Phimai et de Phanom Rung.
L’Aube et la fin de journée offre deux avantages: une plus belle lumière et moins de monde.
PHIMAI

Phimai?
En un mot? C’est une splendeur!
Dites-moi à quel autre temple ce chef-d’oeuvre vous fait penser?

Le saviez-vous?
Le modèle d’Angkor Vat.
Je n’ai pas de photos de Phimai au lever du soleil. Malgré tout, comme vous le constatez, il y a beaucoup de similitudes entre les deux sanctuaires.
Et pour cause!
Les architectes du sanctuaire principal d’Angkor Vat à Siem Reap s’inspirèrent de la structure du temple de Phimai. Celui-ci était alors le sanctuaire le plus important en Thaïlande.
Le temple continue d’en imposer. La magie joue, encore et toujours.
Fondée au VIII ième siècle, Phimai connut son apogée entre le XI et le XII ième siècle.
Dès le XI ième siècle, Angkor controlait le delta du Siam.
Le temple fut construit entre 1106 et 1112, sous le règne de Jayavarman VII.
Quelques années plus tard, Angkor Vat vit le jour.
Phimai avait alors un rôle religieux et politique au sein de l’Empire.
L’ancienne cité était établie sur une île artificielle formée au confluent de la rivière Mun et du Klong Chakrai. Celle-ci, bénéficiant de défenses naturelles, occupait une position stratégique entre Angkor et les territoires de l’Empire.
Des lettres de noblesse
La route reliant l’actuelle ville de Khorat ( Nakhon Ratchasima) à Phimai était une ancienne voie royale. Au XII ième siècle, elle reliait directement Phimai à Angkor.

Le temple suit l’architecture khmère. Ce sont des « temples montagnes », symbole du Mont Meru, centre du monde et demeure des dieux, entouré de douves, les quatre océans cosmiques.
Reflet de la tradition hindoue, l’architecture religieuse khmère prend la configuration du mandala. C’est la représentation symbolique du cosmos, avec le mont Méru au centre, demeure des dieux.


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