Timgad (Thamugadi)
Dans un autre style, dans un autre cadre… Timgad est tout aussi fascinante. Si on la surnomma « la Pompéi du désert » c’est que rien n ‘a -presque- bougé depuis sa naissance, en 100 de notre ère.
Le garant de sa pérennité? Le sable du désert.

Un peu d’histoire
Située à 480 km d’Alger, et à 37 km à l’est de Batna, au nord du massif des Aures, Timgad était une colonie militaire, lors de sa fondation. L’empereur Trajan comptait y installer sa « troisième légion auguste ».
Le site est grandiose. Le regard se perd au loin sur les colonnes dorées s’élevant le long des via pavées. La perspective conduit jusqu’aux montagnes au loin, derrières cette foret de colonnes.
Derrière les pins de l’entrée principale, une ville entière vous attend.
Les lieux sont à vous, car, en dehors du festival des arts populaires qui s’y déroule en Juillet les le site est quasi désert.
Avis aux participants du festival – et aux touristes en général!
Respectez les lieux! Cette cité n’aura t-elle traversé les siècles que pour être détruite par des visiteurs indisciplinés?
Trois couleurs prédominent encore: le bleu électrique du ciel, les reflets dorés des colonnes s’élevant vers lui, les tons fauves des montagnes à l’horizon.
« Chasser, se baigner, jouer, rire, c’est vivre ».
C’est ce que raconte une inscription déchiffrée sur ce qui fut autrefois une boutique, ou une taverne. Alors? que des vieilles pierres, disent les esprits chagrins???
Si vous êtes à l’écoute, Timgad vous racontera son histoire. La lumière du soleil au zénith semble faire revivre la cité.
Les lieux reflètent l’esthétisme de l’urbanisme romain à son apogée. S’il ne reste que des vestiges, on devine vite la splendeur de cette ville qui ne cessa de croitre.
A l’origine, elle comptait 15 000 habitants.
Dès le milieu du II ième siècle de notre ère, la ville s’accrut tant qu’elle sortit de ses remparts originels. On construisit alors les édifices publics majeurs, comme le capitole, les thermes, les marchés, les temples…
Sous la dynastie des Sévère, la ville connut son age d’or. Des demeures somptueuses virent le jour, ornées de superbes mosaiques, pour pallier à l’absence de décors en marbre.
La colonie alors forte et prospère, se voulait etre à l’image de la grandeur de Rome à l’époque. La ville abrita un éveché célèbre lors de la période chrétienne (IV ième siècle).
En 430 les Vandales envahirent la ville, qui fut détruite ensuite par les montagnards des Aures.
Elle fut ensuite reconquise par les Byzantins en 530, avant d être désertée après les invasions arabes au VIII ième siècle.
Sa grandeur est restée, à travers les siècles. 

L’arc de Trajan ouvre sur le début de la rue principale, le Decumanus Maximus; Si vous observez bien, vous verrez la trace de roues gravées sur le sol.
il fut construit pour célébrer la victoire de l’empereur Trajan sur les Parthes. De part et d’autres de la rue, les portiques abritaient des boutiques puis des maisons.



Comme l’arc de Trajan, c’est l’un des plus beaux édifices du site. Ce théâtre, bâti en 160, s’adosse sur une petite colline. Il pouvait accueillir 3500 personnes.


On n’en finissait pas de silloner Timgad en long et en large.
Nous étions tombés sous le charme, fascinés par la richesse de cette civilisation et de son histoire.
Vous le serez aussi.
Si vous êtes passionnés, comme nous, par l’histoire et les sites archéologiques, visitez Tipaza à une heure d’Alger. On y va et on y retourne, encore et toujours.
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