Nicolas Bouvier (1929-1998)
« Je dois partir et vivre, ou rester et mourir. » Nicolas empreinte cette tirade de Shakespeare dans son œuvre. Quoi de plus vrai, finalement, pour un voyageur?
« C’est le propre des longs voyages que d’en ramener tout autre chose que ce qu’on allait chercher. »(L’usage du monde 1963).
L’usage du monde
Une amie m’avait offert cette bible du voyageur.
Passionnée de voyages et de voir le monde, je devais lire ce livre, selon elle. Elle avait 10000 fois raison. C’est un livre magnifique. On regarde le monde à travers les yeux de Nicolas Bouvier.
On vit à fond son voyage, avec lui, on est sur la route. Il s’efface complètement à travers son voyage, le monde vient à lui et on le découvre avec lui.
C’est un livre dit « culte ». Mais « l’usage du monde » est unique. Il mérite d’être lu, relu et encore relu. C’est le meilleur de ceux qu’il a écrit, selon moi.

C’est le récit de voyage que firent Nicolas Bouvier et Thierry Vernet de la Yougoslavie à l’Afghanistan entre 1953 et 1954.
Ils vivent leur voyage non pas en touristes mais en nomades. Ils veulent »s’attacher et s’arracher ». L’un écrit, l’autre dessine. Ils partent de Belgrade, traversent la Turquie. Ils passent l’hiver à Tabriz. Cette ville au nord-ouest de l’Iran, non loin de la frontière turque, cernée par les montagnes violettes, a sa personnalité bien à elle.
Ils enchainent sur le Pakistan et font un arrêt assez long à Quetta.
Cette ville, dégage une atmosphère hors normes. Elle est aux portes de l’Afghanistan. Elle porte en elle le reflet de ces cultures: afghanes, pakistanaises, pachtounes, iraniennes.
Lors de notre passage, elle était paisible. Elle est hors limites de nos jours.
Nicolas Bouvier et son accolyte continuent jusqu’en Afghanistan puis se séparent à Kaboul. Nicolas Bouvier continue jusqu’à la Kyber pass.
ils restent plusieurs mois dans les pays qu’ils traversent, participent au quotidien des habitants. Ils agrémentent le livre de l’évocation des mythes et de l’histoire du pays. L’œuvre devient un livre culte en 1985.
De retour de Hong Kong, mon futur et actuel époux étions rentrés par la route jusqu’en Europe pendant un an.
Nous avons eu la chance, entre autres pays, de découvrir le Pakistan. De découvrir l’Iran, un pays somptueux.
Voyager par voie terrestre et avoir le luxe de prendre son temps donne une autre dimension au regard que l’on porte sur le monde.

On the road again apres ces lectures?
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