On ne voit que lui!

On ne peut pas vraiment dire que ce soit un chef-d’œuvre. Mais c’est à voir.
Ils voulaient voler jusqu’au soleil…
C’est un excellent exemple de la mégalomanie des dictateurs.
Une concrétisation pure.
L’urbanisme anarchique de Bucarest est en partie du aux folies de grandeur du dernier dictateur communiste Ceausescu et de sa femme.
Erigé en 1984, le palais du peuple est le deuxième édifice le plus grand au monde après le Pentagone.
Il réunit tous les superlatifs.
Sa superficie de 330 000 m2 compte 3100 salles.
Il devait abriter le Comité central, le bureau présidentiel et les ministres d’Etat. De nos jours, les lieux constituent le siège de la chambre des députés, de la cour constitutionnelle et d’un centre de conférence international.
Pour la petite histoire, Donald Trump voulait l’acheter pour en faire le plus grand casino du monde. Son offre a été déclinée.
Son budget s’élève à la somme modique de 3,3 milliards d’euros.
Tout, dans ce « palais du parlement », son nom originel, est démesuré. Il compte 12 étages, mesure 240 m de large et 270 m de long.
Vous aurez du mal à trouver l’entrée principale. Il faut faire le tour.
Ses plafonds sont hauts de 16m, l’ensemble s’élevant à 82m.
On compte, entre autres, 60 galeries, 64 salles de réception.
Un lustre, installé dans la « salle des droits de l’homme » (on ne manquait pas de cynisme) a un poids de 2,5 tonnes.
Sous le bâtiment, un abri atomique a été aménagé dans un sous-sol à 20 m de profondeur.
On peut encore aller loin dans les descriptifs parfumés au superlatif. On vous décrira les autres lors de votre visite guidée sur place.
Rappelons que lors de la construction de ce monstre, la Roumanie était en pleine récession.
Les Roumains avaient faim. Les hôpitaux manquaient de tout.

Où est passé le centre historique de Bucarest? Dans cette construction!
En effet, on détruisit 520 hectares, 1/ 5 de la ville disparut pour faire de la place.
7000 maisons furent détruites. 40000 personnes furent déplacées de force dans des maisons insalubres sans eau ni électrécité.
20 000 ouvriers et 600 architectes ont travaillé jour et nuit sur le batiment. En 1989, 90 % du projet était terminé.
Survint la révolution roumaine et la fin des Ceaucescu.
Le nouveau gouvernement décida d’achever le batiment dont le budget avait déjà mangé 40 % du PIB national chaque année.


On vida les stocks entiers de marbre rose de villages roumains. Tout est ici.

On dit que c’est un voyage de Ceaucescu en Corée du Nord qui lui inspira tous ses délires de béton, donnant le coup de grâce à la belle architecture de Bucarest.
Jusqu’où peut aller la mégalomanie de dictateurs aux détriments d’un pays entier?
La terrasse centrale du parlement était concue pour les discours de Ceausescu à la foule.
Il n’en fit jamais. L’histoire et la société roumaine en avaient décidé autrement.
Ses ailes avaient brulé.
Eglise Stavropoleos
En savoir plus sur genevetrotter
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

OUI OUI OUI merci mille fois, on t’embrasse! (tout roomanies)
J’aimeJ’aime
Bonjour
Je suis allée sur ton site, drôlement bien fait et très pro! Il mérite de vous ramener plein de contrats, businesses, voyageurs en Roumanie. Ton pays mérite vraiment d’être visité, ca vaut vraiment la peine. Nous avions beaucoup aimé notre voyage roumain, culturellement riche et plein de paysages magnifiques
L’ article sur les « pierres vivantes » est drôlement intéressant!
Encore bravo, all the best
Marie-Laure
J’aimeJ’aime