Voyager vers le paradis: Curaçao

Il fut un temps où s’envoler vers l’autre bout du monde n’impliquait que de rêver vers cet ailleurs, vers cette Terra incognita…

IÏ fallait, bien sur, disposer du budget relatif à l’odyssée en question.

Consulter les guides de voyage, les cartes, mettre en place la logistique de terrain comme un musicien écrit une nouvelle partition.

Enfin il ne restait plus que de compter les jours avant de foncer dans l’avion, ivre du grand départ, la tête pleine de rêves.

En savourant chaque minute nous rapprochant de la terre promise comme les bulles d’un champagne millésimé.

« Je pars!!! » C’est le cri du Voyageur. Le plus beau. Avant « j’y suis!  » bien sûr.

En dehors de l’organisation logistique, on ne laissait son esprit être envahi par aucun nuage.

Euh.

C’est devenu plus compliqué, comme vous le savez.

Mais c’est possible! We did it!

Cela fait un certain temps que chacun d’entre nous, autour du monde, vivons accrochés aux lèvres des « grands » de ce monde.

Jour après jour, de nouvelles injonctions nous enjoignent de marcher vers le haut, vers le bas, en diagonale, en rond, ou en en suivant n’importe quel type de figure géométrique.

Franchir la chaine des Himalaya pieds nus vêtu d’un simple étui pelvien – ou en jupe tahitienne, serait presque plus simple que de ne pas se laisser noyer par cet océan d’informations.

Mais vous savez tout cela. Revenons donc vite à nos moutons voyageurs.

CAP SUR CURACAO!

Curaçao est une petite merveille de 444 km2 posée sur la mer des Caraïbes. Cette île, à 66 km des cotes du Venezuela est d’une beauté à couper le souffle. Une terre avec un vent de liberté.

Ici nous sommes au cœur des Caraïbes.

Aux portes de l’Amérique du Sud. C’est une explosion de vie et couleurs. Un mélange de parfums et d’influences venus d’Afrique et d’Occident.

L’histoire de Curaçao s’est écrite en lettres de sang. Celui des Africains vendus comme esclaves. L’ile conserve l’influence culturelle de leurs persécuteurs européens. Ici on parle le papamiento, le néerlandais, l’espagnol et l’anglais.

En papiamento, le créole local, Curaçao s’appelle Korsou. Elle devint, bien malgré elle, espagnole, puis fut un refuge pour les pirates et les corsaires néerlandais. Ces derniers étaient impliqués principalement dans la traite des esclaves. Elle tomba ensuite sous le jougs portugais, devint un temps anglaise, avant d’être sous l’emprise néerlandaise.

Elle incarna une page dans l’histoire monstrueuse de la traite des esclaves venus d’Afrique. Ainsi ce créole, basé sur l’arawak, plusieurs langues africaines, le néerlandais, l’espagnol, le portugais, enfin l’anglais et le français reflète une histoire plus que mouvementée.

L’ile tiendrait son nom du mot coracao, « le cœur » en portugais. Les premiers habitants, les indiens Arawaks, étaient désignés par les Espagnols comme « los Indios Curacaos ». Ils furent massacrés.

Curaçao appartient aux iles sous les vents des petites Antilles. Désormais, c’est un Etat autonome au sein des Pays-Bas.

Sa capitale, Willemstadt est inscrite au patrimoine de l’humanité. C’est une petite ville au bord de la mer des Caraïbes, aux maisons rivalisant de couleurs vives s’alignant les unes après les autres. Des couleurs qui viennent se mêler à la beauté de la lumière tropicale.

Elle est d’une beauté sublime et on ne veut plus en repartir.

Vu d’ici, le reste du monde est perçu comme un asile de fous.

Nous l’avons découverte sur la carte avec le même ravissement que Christophe Colomb découvrant la première terre censée être indienne à l’horizon.

Curaçao. Un rêve accessible. Ses frontières ouvertes. Des vols qui y conduisent. Le prix? Cinq tests, 5000 battements de cœur liés au stress relatif aux résultats.

Un challenge qui le vaut largement.

D Day. Cette fois, on est armés du billet d’avion, du passeport, et …

D’un lourd dossier chargé de papiers, presque digne d’une malle de voyages Louis Vuitton daté des années 1930. Ce sont ces fameux documents, plus valables qu’une rivière de diamants. Sans eux, vous ne partez pas!

Ils prouvent que vous n’avez pas la peste bubonique du moment.

Auparavant, il aura fallut prendre en compte des informations souvent contradictoires pour pouvoir partir. Chacun chante un air différent: le personnel de la compagnie aérienne, le site officiel du ou des gouvernements si vous êtes en transit!

Quarantaine, pas quarantaine, tests à l’aller, au retour, avant de prendre l’avion, stress inhérent à l’attente du résultat, doublée de cette fâcheuse impression de ressembler à un gruyère, zones rouges, frontières fermées… Code X obligatoire ou non.

Ensuite, il faut rester les yeux rivés sur les infos tels un trader devant ses cinq écrans suivant les fluctuations des valeurs de la salle des marchés de Hong Kong et l’index Hang Seng de la bourse…

Parce que les directives changent tout le temps, volatiles comme certains gaz.

Prends garde, O pauvre voyageur en route à ce que celles ci ne changent radicalement et aussi brutalement qu’un éclair s’abattant sur terre!

PAF! Si le voyageur est en Russie, par exemple, Il pourrait très bien se retrouver en Sibérie ou coincé n’importe où selon la région du monde où il est.

Curaçao était notre ile incognita, pour l’atteindre un parcours du combattant mais on atteint le paradis

Nous partions pour un séjour d’exploration et de plongée.

Laissez nous vous conter notre épopée…

On reste ici!

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