Une journée à … Tipasa

« Heureux celui des vivants qui a vu ces choses » ainsi était glorifiée la beauté de Tipasa, par l’écrivain Albert Camus, dans son œuvre  « Noces à Tipasa ». On pourrait étendre cette sentence à tous les voyages, à chaque nouvelle découverte du monde.

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Le Mont Chenoua, gardien du site

Impressions

Tipasa,ce sont les matins qui chantent, un hymne à la méditerranée, à l’histoire de l’homme qui s’inscrit dans la pierre et s’immortalise, bercée par le chant de la mer. C’est ce bleu azur de la mer, gardienne de l’humanité, dont l’histoire s’efface avec le temps. C’est ce  vert des pins qui s’allie avec l’ocre de la terre, cernant les vestiges témoins de grandeurs passées.

Tipasa, c’était notre lieu de villégiature lorsque nous habitions à Alger.  C’était notre « ile », que nous redécouvrions à chaque fois, toujours émerveillés devant la beauté de sa lumière, de ses couleurs sans cesse plus belles, c’était un coin du monde que nous essayions d’apprivoiser.

Si vous etes à Alger, échappez vous une journée, prenez  la route qui longe la mer. Classé au patrimoine mondial de l’humanité, ce site archéologique, à 70 km d’Alger, vaut le voyage.

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Carnet de route

 

  1. En route vers Tipasa, arrêtez vous au tombeau de la chrétienne (ou Kbor Er Roumia, le grand mausolée de Mauritanie)
  2. Visitez le site archéologique
  3. Dégustez des fruits de mer dans un des restaurants à l’ombre des ruines, à l’entrée du site
  4. Vous pouvez  opter pour un  déjeuner dans le restaurant surplombant la mer à l’entrée de Tipasa
  5. Continuez votre route jusqu’aux criques du Mont Chenoua, ne serait ce que pour admirer la beauté des lieux
  6. Les amateurs de plongée trouveront un club  à la Corne d’or, avant Tipasa.

 Un peu d’histoire

Des noms variés

Le nom de Tipasa aurait plusieurs sens. Dès le 6 iès av J-C,   Les phéniciens l’auraient déjà baptisée « escale » ou « passage ». Les arabes l’ont  ensuite nommée  « Tefassed » « détériorée » après sa destruction par les barbares. Les Français la nommèrent  Tipasa. Cela pourrait être aussi  le nom  déformé de Tafsa, provenant du mot berbère  » grès ».

Allez savoir! Le site garde tant de secrets…

Un livre d’histoires.

Tipasa constitua d’abord un comptoir carthaginois entre le 6 ième et le 2 ième siècle av J-C, puis une escale maritime. Elle fut ensuite conquise par les Romains. Ces derniers en firent une base pour conquérir les territoires maurétaniens, (Maghreb actuel) qu’ils annexeront en 164 av JC. Le site connait son essor sous le roi Juba II.

 Multicultures passionnantes

Tipasa  constitue un foyer culturel greco romain rayonnant dans toute l’Afrique du nord, avant de devenir une  colonie honoraire romaine sous l’empereur Hadrien.

L’apogée de la ville  se situe à la fin du 2 es. Du 3 au 4 ies, elle devient un important centre religieux.

En 430, les  Vandales – qui portent, pour le coup, bien leur nom- mirent à sac Tipasa, qui sera ensuite reconquise par les  Byzantins en 530.  Dès lors,  la ville amorcera son déclin. Elle sera abandonnée dans le courant du 6 es. On redécouvrira le site  au 19 es.

 Sur le terrain

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Tipasa, c’est  une échappée vers la mémoire si riche non seulement de l’Algérie, mais du monde. Car en en effet, le site fut un carrefour, un mélange de cultures au fil du temps, qui se sont succédées et juxtaposées, afin de disparaitre pour mieux revivre enfin mais cette fois dans les mémoires.

Certes, c’est un site archéologique, mais pas que cela. Combien de fois n’avons nous arpenté les lieux, pour mieux nous imprégner de la lumière, ou pour grimper sur les falaises pour mieux admirer la mer.

Ce site fréquenté par toutes les générations de visiteurs est rendu à la vie, et c’est ce qui fait son charme!

Des sentiers de sable  ou de pierre conduisent à un amphithéâtre, une ancienne voie romaine ou encore aux vestiges d’une basilique. Lors de votre exploration, vous découvrirez tour à tour  quelques mosaïques d’une maison, les traces de temples, le profil d’une basilique chrétienne, ceux d’un théâtre, les ruines d’une nymphée, ancienne fontaine alimentée par un aqueduc.

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Plus loin, une stèle témoigne de la venue régulière d’Albert Camus, qui a si bien raconté les merveilles des lieux.

Ces monuments, ou ce qu’il en reste, en dit long sur le raffinement et la richesse de ces civilisations.

On s’oublie en admirant les criques ouvrant sur cette beauté, qui se déclinent vers le Mont Chenoua, gardien du site, et qui donne envie d’aller loin, toujours plus loin.

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Tipasa, c’est un hymne à la vie. Car c’est un lieu de promenade pour tous. Ce n’est pas qu’un site archéologique, c’est un lieu pour s’échapper, et rendre hymne à la beauté algérienne.

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