Notes de musique à …

Nous sommes venus, comme tous les étés assister à un opéra.

Cette année, on donne la Traviata, de Giuseppe Verdi. C’est l’histoire d’une femme « une demi mondaine » comme on disait à l’époque, qui vit libre de ses amours. Elle est forcée de libérer l’homme qu’elle aime par le père de celui-ci.  Leur histoire d’amour se love dans un parfum de scandale et de souffre aux yeux de la société de l’époque.

La Traviata, « la dévoyée »près avoir sacrifié son amour,  meurt plus tard, phtisique. (Et oui, quelle scandale, une femme libre dans cette société du  19 ieme, esclave de ses conventions. Il faut forcement que la femme soit  châtiée… Verdi lui même vivait dans le scandale, lié à une chanteuse d’opéra. Non mais quelle honte!)

Avant le spectacle

Tous les chemins mènent à Rome. Ce soir, ils mènent tous au théâtre d’Orange. Les  spectateurs convergent vers le théâtre, en plus ou moins grande tenue (ou pas de tenue du tout).

Les uns sont armés de coussins, les autres de chaises en bois portable. En effet, plus on grimpe vers le ciel, plus la pierre des gradins est dure.Les sièges du bas laissent place à la pierre nue, qui finit par torpiller les fesses du spectateur au bout de quelques heures.

Cette nuit, le ciel est transparent d’étoiles et nous convergeons donc. On ne peut pas se perdre, le théâtre est grandiose, la queue qui grimpe à son sommet l’est aussi.

A l’assaut!

Discretos,  chacun se livre au sport national Français. Il   consiste à passer devant (ni  vu ni connu / pas vu  pas pris).

Saviez vous, qu’ à l’étranger, cette attitude à donné naissance à une expression: « Ne fais pas ton Français! » On l’emploie lorsque l’on rappelle à l’ordre quelqu’un faisant quelque chose d’interdit – ou qui se comporte avec un manque total de savoir vivre-  en faisant semblant de rien.

La rapidité de l’escalade  de l’escalier dépend de la forme physique du court-circuiteur de file. On ne se faufile pas, on grimpe.  Les marches imposantes  conduisent, pour les plus infortunés, au sommet de l’édifice.

A l’époque romaine, les sièges  les plus proches de la scène étaient réservés aux sénateurs, puis aux chevaliers. Venaient ensuite les gradins dédiés aux citoyens romains et aux commerçants.  Tout en haut,  dans ce qu’on appelle le poulailler, s’éparpillaient les esclaves et les prostituées.

Aujourd’hui encore, les sièges du bas sont réservés aux très fortunés, le prix d’une place étant affiché à un prix conséquent.

Quand à nous, nous installons notre siège en bois qui craque à l’endroit même ou les prostituées et esclaves et les étrangers s’installaient 2000 ans plus tôt. C’est très romantique. Espérons que les grincements de notre siège pas huilé ne générera pas les grognements de voisins mal lunés, comme ca arrive parfois.

Anarchies

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