Notes de musique à …

Dans ce fameux escalier, il y a ceux qui ont du mal à grimper, ceux qui leur grimpent presque dessus pour aller plus vite et ceux qui sont à l’envers. Ces derniers redescendent parce qu’ils se sont trompés de numéros de sièges et foncent dans le tas qui monte.

Arrivés vers le dernier niveau, deux colonnes humaines  vont n’importe où – avec toujours ceux qui sont à l’envers parce qu’ils se sont trompés de place.  Les membres de la colonne se grimpent dessus, une  dame anglaise m’explique que la gestion des foules est un vrai capharnaüm. Ah?

A l’époque antique, y avait il la même anarchie avant les spectacles?

Une voix off explique que le spectacle va commencer:  on doit se grouiller de prendre nos places.  On voudrait bien, mais on est bloqués dans le serpent humain. Celui qui fait office d’ouvreur nous informe que pour gagner du temps, on peut s’installer n’importe où.

Arrivés sur les gradins, le serpent humain se transforme en conglomérat informe. N’importe où, dites vous?

La foule ne le fait pas dire deux fois. Les plus mal placés se précipitent sur les meilleures places et expliquent aux heureux titulaires  des bonnes places qu’on peut aller n importe où, donc c’est « normal » qu’on prenne leur place. Deux femmes derrières nous expriment leur contentement. Si elles avaient respecté l’emplacement de leur siège, elles auraient été « coincées entre deux grosses bonnes femmes ».

Un autre arrive, équipé de son énorme carton à pizza version big size.  A quand la canette de bière et le sceau de pop corns? Tiens? on est dans une salle de cinéma?  Pendant l’entracte, celui ci nous fera profiter du doux fumet de sa pizza quatre saisons.

Certes, les spectacles, à l’époque romaine, duraient des heures et des heures,  et chacun amenait de quoi se sustenter…. Cet individu serait il la réincarnation d’un esclave ou d’une prostituée de l’époque?

Un  autre, armé de son portable accroché à l’oreille, se plante devant tout le monde, debout. Il fait fi de de l’ouvreur qui lui demande d’éteindre son portable. Les lumières s’éteignent. Tel une figure de proue, il reste debout, obstruant la vue des 50 personnes autour de lui. Que diantre!

Assis! hurle la foule.  Il finira enfin par battre en retraite. Un lynchage n’était pas loin.

Enfin,  le spectacle commence. Si la statue d’Auguste était habitée d’une âme, que penserait il?

Magies

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