Notes de musique à …

La marée humaine s’aplatit enfin. Le silence se fait.

La magie s’opère.  9000 spectateurs, dans un silence absolu, écoutent cette musique, qui s’élève jusqu’à eux, jusqu’aux étoiles de la nuit d’été. Des voix sublimes, qui emplissent l’espace, qui enchantent les esprits. Silence, donc, troublé par ces voix, les notes de musique, alors que le souffle du mistral se perd dans nos cheveux.

On est séduit par la beauté de la musique, celle des lumières du décor. Elles  se reflètent sur le mur du théâtre. C’est un envoutement, une communion générale vers la beauté du spectacle, des voix, des costumes et des lueurs qui nous font remonter le temps.

Des « Bravoooooooooo » et des « claps claps claps » rompent l harmonie des airs. Ils sont d’autant plus tonitruants après les prestations du chanteur d’opéra super star – devenu presque mythique- Placido Domingo.

Ce sont des moments de pure plénitude. On pourrait oublier la scène (de toute façon, vu d’en haut, on voit des ronds blancs à la place des visages) et s’envoler vers ce ciel sublime, plein d’étoiles, l’esprit plein de notes de musique.

Le charme se rompt à la fin  de l’opéra,  lorsque  l’on essaie de sortir après le troisième rappel. La foule s’est vraiment assise n’importe où, sur les  vomitoriums, donc en plein  milieu des couloirs permettant d’accéder aux gradins. Nous sommes coincés! D’où vient ce sentiment d’être enfermé dans un corral sans espoir de sortie?

Ce ne serait pas une bonne idée de se mettre à hurler « Dieu est grand » à ce moment la…

Ouf, pas de mouvement de panique en l’occurrence, mais bain de foule tout de même. Pourvu que personne ne rate une marche, ne tombe sur son coreligionnaire de devant et que tous ne forme une joyeuse avalanche humaine,  dégringolant sur son voisin du dessous!

Extirpés de la foule, nous arrivons dans le carré réservé aux abonnés.  Un peu en dehors des hordes, nous avons le privilège de boire un verre de vin corsé.

Tout les heureux privilégiés se sont transformés en radars de super tankers. Ils sont sur le qui vive, les oreilles en alerte et les yeux aux aguets.

Qui attendent ils, transformés ainsi en super sonars de sous marins nucléaires?

Placido  Domingo super-star!

Nous levons l’ancre. Notre « séant » est  meurtri par trois heures statiques sur  nos fauteuils en bois. mais nos yeux et nos oreilles enchantés du spectacle grandiose… Comme le furent nos prédécesseurs il y a 2000 ans…

 

 

 

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