Tribulations en voyage, version féminine

 En Iran

 

Une fois franchi la frontière; il faut etre impérativement couvert de la tete aux pieds. Les femmes sont couvertes, les hommes sont en manche longue et en pantalon longs.  Qu’importe! C’est un pays aux monuments d’une beauté à couper le souffle, aux habitants raffinés et adorables, aux sites grandioses.

Si on ne parle pas le Farsi (on l’a bien regretté) beaucoup d’Iraniens  parlent  anglais, ce qui nous parfois ouvert les portes des maisons Iraniennes.

Lorsque l’on entre dans une résidence,   ouf! c est l’occasion de se débarrasser de notre barda vestimentaire.

C’est l’occasion de rentrer dans l’univers perse. Les  Iraniens vivent comme nous, sont habillés à la mode… Le domaine privé, en Iran, n’a rien à envier au monde occidental. Passé la porte, et donc la frontière avec le monde extérieur, les Iraniens comme nous boivent, dansent, chantent, et sont branchés au monde via le cable TV. (diffusant des shows turcs, entre autres, avec des femmes demie nues.. Dehors, parfois, passent quelques fous de Dieu hurlants: Contrastes….

A la frontière pakistano Iranienne, j’étais allée dans un marché local pour me faire faire une Djellaba rose bonbon, tant qu’à faire.. J ai finalement changé d’avis et optai pour le bleu électrique.

Dans un pays ou les manteaux noirs, beige et marine prédominent, c était quand meme plus discret.

J’ai souvent dégouliné sec sous mon armure . Mon voile de tissu synthétique n’arrêtait pas de glisser sur mes cheveux. J’étais à la mode iranienne, finalement, puisque les Iraniennes laissent ostensiblement glisser leur foulard sur la moitié de la tête, laissant apparaitre une belle chevelure brune ou décolorée.

Ces chevelures  montrées à la face du monde déclenchent parfois les foudres de la police religieuse. Mais vu le nombre de têtes à moitié dévoilées, elle a du travail. Sur les portes des hôtels, des autocollants furibards enjoignent d’être voilées correctement.  Que nenni. Notre hotelier me rassura: si les étrangères le mettent de traviole, c est moins grave.

Dans certaines mosquées, le gardien du site estimait que je n’étais pas assez couverte. Et pis quoi encore?

Et me voila affublée , au dessus de mon attirail, du vrai tchador, noir corbeau, sous lequel on étouffe.

Je me prenais mes pieds dans les pans de tissu qui trainaient par terre. Je naviguai « à vue ». Le champs de vision sous un grand voile est plutot restreinte.

J’avais l’impression d’être affublée d’œillères de cheval de course. Je ressemblai donc à une tour de Pise branlante ayant trop bu. En effet, c’était difficile de maintenir le cap. Je n’arrivais pas à marcher droit.

Porter un Tchador est tout un art. On  ne devient pas experte instantanée.

Qui l’eut crut?  Après avoir sillonné le pays pendant plus d’un mois avec ma voilure drapée autour de moi telle une une goelette, je m’y étais habituée. A tel point qu’un jour, alors que nous naviguions sur la mer Caspienne, notre batelier, non musulman, m enjoignit d enlever mon voile, ce que  je fis. Et ce dernier me manqua!

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