Mon job: Auteur de guides de voyages. Mythes et réalités

Rencontre  du premier type: le – ou – la secrétaire de rédaction.

Quand je rentrai dans le bureau de la secrétaire de rédaction, la responsable de la collection des guides de voyages, la tension au cours de entretien, très cordial ceci dit, était palpable. Mon interlocutrice, donc  le grand manitou,  semblait se demander si elle misait sur le meilleur cheval.

« Ai-je raison de l’envoyer la bas ans qu’elle fasse n’importe quoi »? demandaient ses yeux à rayon X laser.

Je certifiais donc que je connaissais très bien l’Asie que j’avais sillonné en long, en large et en travers.

Oui, oui, je connaissais  bien un grand nombre  d’endroits, du simple bled à la mégapole tentaculaire dans cette région du monde où j’avais habité et travaillé  plus de huit ans. Cerise sur le gâteau: je parle le chinois.

Quand on habite à Hong Kong, c’est un peu comme si on était sur un tremplin, rebondissant régulièrement, pour le business, entre Pékin,  Shanghai, Canton, Taipeh, Djakarta, Singapour, Kuala Lumpur  Luang Prabang, Bangkok, etc…

Savais je écrire?

Parce que ca, ca compte figurez vous, et ce n’est pas donné à tout le monde. Le plus grand des ethnologues peut écrire un infâme charabia.

A son retour de terrain, il peut avoir tout oublié, parce que ses notes ont été  avalées par une pluie tropicale et que son ordinateur a fait une crise cardiaque.

Mon grand manitou  me fit ensuite  écrire un « essai » à l’essai, un blabla sur Bangkok, qui fut accepté.Ouf. Elle avait besoin de s’assurer  de mes capacités à  aligner trois mots compréhensibles à l’écrit.

Mythe No 3:

Ce job offre des vacances tout frais payés

On part le nez au vent, donc,  et youpalala! Je pars donc, ivre de liberté et de conquêtes…

Un auteur de guides de voyages? Une bonne majorité des lecteurs pense donc  que celui-ci s’envole en vacances, tel un touriste lambda… Avec en prime, le billet d’avion offert, l’hôtel, les frais de transports, etc..

 En réalité

Ma boss m’avait bien expliqué qu’on n’était pas là pour rigoler, que c’était un vrai travail.

Pour préparer son voyage, on fomente, tel un stratège, un véritable plan d’invasion du pays.

Ça demande un certain travail.

Imaginons Hong Kong, Shanghai, Pnom-Penh ou Bangkok. Sur un plan, je découpe la ville en  parts de tarte, autrement dit: par quartiers.

On lit chaque guide de voyage concurrents (Quel crime de lèse majesté!)

Au fur et à mesure,  je  classe chaque site d’intérêt,  chaque hôtel, restaurant, cafés; bars etc. Je planifie, par quartier, chaque hôtels à voir, chaque musée…

Ça prend moins de temps que ça n’y parait parce que tout le monde parle globalement de la même chose.

Ensuite, j’évalue le temps que chaque visite peut prendre avant d’établir mon planning de mes journées.

J’envoie ensuite mon planning au grand manitou pour validation.

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