Mon job: Auteur de guides de voyages. Mythes et réalités

Mythe No4:

On teste tous les hôtels et les restaurants que nous conseillons.

Chaque guide conseillera toujours l’hôtel ou le restaurant incontournable ou il faut absolument aller!!

En réalité

Il est impossible pour un auteur de tout tester.

Sur le terrain, si il fallait tester tout les restaurants, alors:

  1.   Dans les mégapoles, je devrais passer un an sur place à aller goûter tous les bons petits plats à chaque déjeuner et chaque dîner.
  2. On a une durée de séjour non extensible. Time is money!
  3. Je n’ai pas encore trouvé la solution pour être dans dix restaurants en même  temps à l’heure du déjeuner ou du dîner.
  4.  Si nous y arrivions, on ressemblerait à un troupeau d’éléphants à nous tout seuls et il faudrait une grue ou affréter un avion béluga pour nous installer dans l’avion au retour.

On n’a donc pas le temps de tout tester… On en essaie un certain nombre, et en visitons d’autres.

Certains coreligionnaires vont interroger les locaux, voir les expatriés, pour coller les bonnes adresses.  Certains se contentent juste de noter l’adresse…

  1. Le choix des hôtels

A moins de visiter des hôtels mythiques, débarquer dans chaque hôtel pour visiter les chambres n’est pas passionnant, mais c’est amusant tout de même.

Lorsque l’on rentre dans certaines guest houses, on tombe sous le charme ou on tourne -presque- de l’œil parfois même on a envie de prendre ses jambes à son coup. Ca va de l’hôtel  à la réputation parfois douteuse au palace d’où on ne veut plus sortir.

Le scanning des établissements de tourisme  peut tourner à l’obsession, même en vacances. On appelle ça la déformation professionnelle.

Des gérants d’hôtels à l’origine de chambres au mauvais rapport qualité prix et à l’accueil laissant à désirer  seront cloués au pilori. Le client est roi! Qu’on se le dise!

 Des visites, des visites des visites..

l’hôtel

Je débarque donc dans le lobby de l’hôtel tel Jules César franchissant le Rubicon.   En général, j’explique au réceptionniste que j’attends  l’équivalent d’un bus d’amis, qui veulent des chambres à tous les prix, toutes les tailles, toutes les couleurs…

Généralement,  les gérants d’hôtel,  en Asie, sont charmants. Suis pas sure que ça marche comme ça en France.

Dans les établissements haut de gamme, je dois m’annoncer haut et fort, sonner le tocsin. On sort donc la grosse artillerie,  ma carte de visite officielle, une lettre d’introduction, etc.

Régulièrement, tel un geyser islandais, jaillit de nulle part la Public Relations Manager, qui m’emmène faire un « guided tour » -une visite guidée- de l’hôtel comme si j’allais visiter la Cité Interdite.

Nous voila en train de visiter  l’hôtel par tranches. Tels des explorateurs, nous partons à l’assaut de l’établissement armés d’une bonne dizaine de « clés ».

On arpente alors la standard room, l executive room, la senior exectutive room, la Junior Suite, l’Executive suite, la Presidential Suite, le roof top. Les tailles des chambres deviennent exponentielles, les vues et les tarifs aussi…

Viennent ensuite la découverte du fitness center, du business center, de  la piscine, du spa, des restaurants de toutes les gammes, de leurs cuisiniers, du pipi room. (presque).

La visite terminée, je ne peux échapper au verre de vin ou du café en compagnie de mon guide. Il ou elle m’énumère les innombrables qualités de l’établissement.

Je  pousse automatiquement des oh! et des ah! d’enthousiasme à la grande satisfaction de mon interlocuteur (rice).  En parallèle, j’essaie d’imaginer une stratégie pour  déprogrammer la visite du spa ou des toilettes pour dames du restaurant afin de  m’échapper plus vite.

« Vui vui vui vui », réponds je, à mon mon PR manager qui me demande si j’apprécie les qualités hors normes de son hôtel. Tout en lui  parlant,  l’image des 20 hôtels, des 30 restaurants et des quinze de bars; etc..à visiter avant la fin de la journée embrument mon esprit.

Paradoxalement, cette session assise permettent à mes orteils de se mettre en éventail. ll faut bien qu’ils se remettent des dix km parcourus en moyenne par jour et des températures parfois torrides de l’extérieur et  celles antarctiques des bureaux,  et de tout ce qui a un toit.

Après ma passionnante heure de meeting (ou j’essaie de glaner d’autres infos sur la ville) je repars avec une plaquette de l’hôtel. Si je les ramenai toutes  à chaque fois, j’aurais du louer un  container de 20 pieds..¨

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