Mémoires Irakiennes (2)

Baghdâd était une ville riche autrefois.

Elle a changé de visage. Elle est comme une princesse aux charmes fanés, sombrant dans la vieillesse.

Pourtant, nous sommes sous son charme. Son altesse a mal vieilli, mais elle conserve quelques traces de sa beauté passée, elle est  frémissante de vie.

Le souk, le cœur de Baghdâd

Baghdad le souk

Les souks sont hauts en couleurs. On déambule à la fraiche, le long de hauts murs aux pierres claires. Les boutiques sont  des cavernes d’Ali Baba proposant un bric à brac d objets en cuivre, de vaisselle, de tapis..

Des montagnes d’épices de toutes les couleurs et de loukoums concurrencent les étalages de sandales en plastique. Plus loin des boutiques de sous vêtements affriolants doivent affoler les sens des passants. On vend des vêtements par terre. On se laisse ensorceler par le parfum vanillé de la fumée des Narguilhés.

« Mais c’est un voile pour les hommes!! » me dit un jour un commerçant en désignant mon voile blanc que j’utilisais pour me couvrir lors de la visite des  mosquées. Zut.

C’est ici que bat le cœur de l’orient. C’est aussi un monde d’hommes. Le monde des femmes, quant à lui,  dont la plupart sont cachées sous leur voile noir, semble inaccessible.

Certaines sont non voilées.

mosquee Baghad5

 

Il y a aussi les mosquées, magnifiques, aux dômes turquoises ou dorés.  Elles nous sont ouvertes ou fermées, selon les confessions. Lieux saint chiites interdits aux énergumènes impurs que nous sommes.

Dans d’autres mosquées, sunnites, on me laisse rejoindre le quartier des femmes.

Un gardien du site estime que je ne suis pas assez couverte, malgré  ma chemise à manches longues,et mes pantalons larges et informes.

Je me prends les pieds dans les étoffes du  tchador qu’il m’a confiée. J’étouffe!  J’ai réussi à ne pas tomber de tout mon long, entortillée dans ce nouveau carcan. Marcher avec ca sur la tête, ce n’est pas facile.

Le champ de vision se réduit amplement. Mes  jambes sont  à moitiés ligotées par le tissu.  Mais comment font-elles???

Porter est un tchador demande une certaine technique.

J’adore les mosquées, leur ambiance vivante et chaleureuse.

Ici, autour de la mosquée, des enfants vendent de l’eau à la louche. L’eau est le nouvel or de l’Irak.

 

 

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