Rencontres.
L’Irak sous Saddam vu par les Irakiens
L’embargo en Irak: impacts
Un pays autrefois prospère sombre brutalement dans la pauvreté. Courtisé par l’occident, Saddam Hussein est ensuite décrit sous les traits de Dark Vador. C’est le diable!
Certes, c’était loin d’être un enfant de chœur. Il restait cependant populaire auprès des Irakiens. Selon eux, c’était le seul à tenir tête aux USA, et à avoir amené la prospérité.
Le système d’épuration des eaux est percé. Il ne vaut mieux pas penser aux risques d’épidémie…
Des citernes d’eau étant détruites, des Irakiens vivaient avec deux heures d’eau par jour. En 2016, 94% du système de canalisation est encore hors d’état de marche.
Les Israéliens auraient dit aux autorités irakiennes: il viendra un jour où vous nous échangerez un baril de pétrole contre un baril d’eau…
En 2001, les équipements des hôpitaux n’étaient déja plus renouvelés depuis dix ans. Seuls les plus nantis pouvaient encore s’offrir des soins hospitaliers.
L’embargo, imposé par les USA après la guerre du golfe, a blessé à mort le pays.
Les intellectuels, du moins ceux qui en ont les moyens, quittent le pays. L’éducation, gratuite auparavant devient payante, donc inaccessible pour certains.
Des millions d’enfants sont morts faute de ne pas avoir accès à des produits de base, comme le lait. Une génération est sacrifiée.
Plus de hobbies. « Satellite dish sur le toit, Ahmed au salon » raconte un dicton.
Paradoxalement, si l’embargo a duré aussi longtemps, certains responsables au pouvoir devaient y trouver leur compte, nous dit on.
Alors que les missiles s’abattaient sur le pays, qui pensaient aux familles terrorisées, terrées dans les cubes de béton des villes bombardées?
La recherche éperdue de sites d’enrichissement de l’uranium, pendant dix ans, ou de missiles nucléaires n’existant pas, à laissé les Irakiens perplexes.
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