Un voyage unique: Bornéo, plongée dans la jungle.

Une blondasse nous tire de nos rêveries. Elle  braille parce qu’ elle ne veut pas mouiller ses chaussures. Son compagnon – le pauvre- fait semblant de ne pas la connaitre, ou à peine… Elle montre sa mauvaise humeur à la face du monde, et surtout à la notre.

On voyage  toujours avec soi même; et tant pis pour les compagnons d’infortune du « soi même ». Mais que diantre est-elle venue faire ici?

Nous sommes ravis, nous avons trouvé notre clown.  Mais on s’en passerait, et largement! On va la donner à manger au premier jaguar ou calao venu.  On aura plus de chance avec un crapaud buffle.  Mais peut-être qu’ils n’en voudront pas.

Notre clown enlève ses chaussures devant chaque bout de sentier inondé, c est à dire tout le temps, au risque de se faire piquer ou mordre par quelque monstre patibulaire version miniature planqué dans l’eau.

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Notre  guide est plié en quatre et lui rit au nez,  et nous aussi, devant le grotesque de la situation. Il faut dire que lui travaille pour les villageois chassés par les promoteurs de Bornéo…

O touristes qui  n’aimez pas mouiller vos chaussures, les clubs de vacances sont faits pour vous!

Rien que la Terre..

Pendant ce temps là, on s’extasie sur les arbres hauts de 30m et leurs racines larges de quelques mètres. On s’enfonce dans les entrailles de la Terre, dans cette grotte formée à la nuit des temps.

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On suit le cours du fleuve devenu souterrain qui a creusé des chemins sur des dizaines de kilomètres sous le sol. C’est une cathédrale, éclairée par des trous de lumière à des dizaines de mètres au dessus de nous. On grimpe, on descend, on fait des tourbillons selon l’humeur du sentier et les courbes de la Terre.

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En ressortant du cœur de la terre, nous sommes tous dans un état extatique. à part la blondasse qui a failli se cogner aux parois,  a du beaucoup marcher et a mouillé ses chaussures et même son pantalon!!!

Elle part n’ importe où, au risque de se perdre dans la foret, mais si c’est le cas, tant mieux.  La jungle a fait de son mieux, mais n’a pas réussi à la noyer. Même les fourmis de feu n’en voulaient pas.

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