Le tour de l’Asie en cinq plats: les meilleurs (selon moi).

Commençons par …

La Chine

Vous vous en doutez. En Chine, le dicton évoqué plus haut vous réserve dix mille surprises en termes de mets. Je me suis souvent retrouvée avec des plats improbables sur la table, en compagnie de collègues qui avaient pris en charge le choix du menu.

Parfois, j’avais envie de prendre le large en voyant ce qui arrivait sur la table.

Mais pas toujours!

Point de descriptions apocalyptiques ici. On va rester soft.

 Le canard laqué de Pékin

canardlaque3

Qui n’a pas entendu parler du fameux canard qui perdit sa peau et tout le reste un jour funeste? Le premier jour où je courrais  après mon premier caractère chinois à apprendre et à baragouiner, ce plat n’avait déjà plus de secrets pour moi!

C’est le « Beijing Kaoya » en mandarin. Si vous visitez Pékin, vous risquez de perdre la face si vous devez avouer plus tard que vous ne l’avez jamais gouté.

C’est le summum de la cuisine traditionnelle. On dit même qu’il symbolise la Chine.

Le plat aurait été en vogue dès le 5 ième siècle de notre ère. Il a été très apprécié de la dynastie Ming (1368-1644). C’était aussi le plat favori de la célèbre impératrice Cixi.

Je vous épargne les diverses étapes de préparation du dit canard avant sa cuisson. Les âmes sensibles pourraient s’en émouvoir. En résumé, son fantôme, ou son esprit,  si il en a un, ou sa nouvelle réincarnation, ne doivent pas rigoler en voyant ce que l’on fait de lui lorsqu’il est passé de vie à trépas.

Allons directement à l’essentiel. Après plusieurs étapes, sa peau – qui est la pierre d’angle de notre affaire- est badigeonnée de miel, de vin et de riz,  de sauce de soja et d’eau chaude.

Il est ensuite rôti dans un four à bois traditionnel. On utilise entre autres le poirier, le jujubier et le pêcher. Ceux-ci fument très peu et parfument le canard. On le suspend ensuite la tête en bas dans une pièce aérée. Son apparence pourrait évoquer une très grosse datte. Sa peau en a d’ailleurs pris la couleur.

Vous voilà à votre affaire,

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Vous venez de commander votre canard. Le cuisinier arrive enfin. Il se plante devant vous, avec l’animal, qui affiche la couleur mordorée de quelqu’un qui a trop bronzé.

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Le voilà qui découpe avec raffinement la peau.  C’est donc elle le clou du spectacle! Celle ci est présentée en lamelles dans un plat, agrémentée  d’un peu de graisse et de chair. Caramélisee, elle est croustillante et sucrée.

Quel protocole à suivre pour déguster cela?

Observez vos congénères ou les tables voisines!

Placez les morceaux dans de fines galettes avec de la ciboule hachée, un morceau d’oignon vert. On sert le canard également avec des morceaux de concombre et des poireaux finement tranchés. Trempez ensuite le tout dans la  sauce. Elle est à base de  haricots et de farine de blé fermenté.

Roulez votre galette et dégustez!

Le mystère du du canard qui disparaît entier ou presque.

Alors que vous dégustez vos galettes, hop! le cuisinier disparaît avec le reste du canard, environ les trois quarts.

???

Mon canard! Mais où donc  est passé mon canard? Surtout ne prenez pas en chasse les restes de l’animal et évitez une esclandre en hurlant à l’arnaque.

C’est normal!

Au début, lors de mes première dégustations, je me suis souvent demandée pourquoi ils repartaient avec un plat aux trois quarts entiers. Sans nous demander notre avis.

Il faut avouer que point n’est coutume, en occident, pour les restaurateurs, de repartir en cuisine avec un mets presque entier, sans que le client n’aie montré le moindre signe de lassitude envers le plat en question.

J’ai finalement résolu le mystère. L’arrière cuisine des restaurants chinois ne croulent pas sous des montagnes de résidus de canards laqués.

Figurez-vous que l’on utilise les restes de l’animal pour le transformer en bouillon que vous prendrez à la fin de votre dîner.

Continuons ensuite par mon terrain de chasse.

4 réflexions sur “Le tour de l’Asie en cinq plats: les meilleurs (selon moi).

  1. Rhhaaaa c’est trop dur de choisir LE meilleur plat…
    Pour la Thailande, je vote incontestablement pour le Sum Tam (papaya salad)… quoique j’hesite avec le Tom Yum Soup … ou le Green Curry…
    Mais en Vietnam il y a aussi le Bo Bun …
    Et puis le poulet Massaman d’Inde…
    En tous cas, ton article donne envie!!! 🙂

    J’aime

    1. vui vui c’est sur!! c’est super dur de choisir! je suis d accord avec toi! j’adore aussi la papaya salad et tous les autres plats dont tu parles mais si j avais du parler de tous ces délices, je devrais faire un article de 10000000 000000000 pages et écrire sur le même thème pendant 10 ans!
      Rien qu’ a penser au Tom yam… AHH!
      rien qu’ a lire l énoncé de tes plats, ca met l’eau à la bouche
      Merci de ton commentaire et bravo à toi pour ton beau blog qui donne toujours envie de foncer vers tous les bouts du monde!

      Aimé par 1 personne

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